Comment moderniser et mieux coordonner un système de sécurité civile confronté à des crises de plus en plus fréquentes et complexes ?
C’était la question centrale du Beauvau de la sécurité civile initié en octobre 2022 sur lequel ont travaillé services de secours, sapeurs-pompiers, élus, experts et associations pendant plus de 2 ans. Les conclusions présentées par le ministre en septembre 2025 convergent vers plusieurs nécessités, dont celle de transformer en profondeur les outils de coordination et la gouvernance des données. La digitalisation des dispositifs de prévention et d’intervention tout comme la mise en commun des solutions éprouvées font partie des recommandations. C’est précisément sur ce terrain que BatiFire apporte des réponses concrètes avec le module Secours et le registre de sécurité dématérialisé.
Les cinq priorités pour refonder le modèle français
La synthèse du Beauvau met en lumière 5 chantiers prioritaires dont l’objectif est d’adapter la sécurité civile aux défis actuels et à venir.
- Identifier les risques de demain
Ce premier chantier concerne la capacité à anticiper les menaces émergentes, qu’elles soient climatiques, industrielles ou technologiques. Pour cela, il est nécessaire de renforcer les mécanismes de prévention très tôt.
- Impliquer les citoyens
Ce second axe de travail vise à transformer le citoyen en acteur de sa propre sécurité, à travers des programmes d’information et de formation. L’objectif est de développer une véritable culture de la résilience au sein de la population.
- Fluidifier la chaîne de commandement
Le troisième chantier doit s’attaquer à l’organisation même de la coordination opérationnelle, en fluidifiant les relations entre tous les maillons. L’objectif d’homogénéité s’étend de la planification préventive jusqu’à l’analyse des interventions passées.
- Valoriser les sapeurs-pompiers et stimuler le volontariat
Le quatrième axe se concentre notamment sur l’attractivité du métier de sapeur-pompier et la valorisation du volontariat. Ce sont les deux éléments indispensables identifiés pour assurer le maintien de l’efficacité du dispositif national.
- Clarifier la gouvernance et maîtriser les investissements
Le cinquième chantier appelle à clarifier le rôle de chaque institution, à encourager le partage des bonnes pratiques entre territoires et à réserver des moyens financiers pour l’innovation.
Des failles structurelles qui pénalisent l’efficacité
Le rapport pointe 4 principales défaillances du système actuel qui handicapent les réponses de la sécurité civile.
- Des outils fragmentés
Les acteurs du terrain travaillent avec des outils disparates qui souvent ne communiquent pas entre eux ce qui complique la vision globale en cas de crise. L’absence de standards communs pour les données de sécurité empêche les services départementaux d’échanger efficacement avec les autres échelons : préfectures, collectivités ou acteurs privés.
- Un retard numérique pénalisant
Le besoin de modernisation numérique concerne l’ensemble des remontées du terrain : registres encore tenus sur papier, plans d’intervention obsolètes, retours d’expérience non formalisés, etc. Cette situation ralentit considérablement la réactivité des services et complique le pilotage de la prévention.
- Des partenariats public-privé insuffisants
Les participants ont mis l’accent sur le besoin urgent d’ouvrir davantage le secteur aux collaborations avec le monde économique et privé, notamment les assureurs et les entreprises technologiques qui développent des solutions innovantes.
- Une adaptation territoriale nécessaire
La diversité des contextes, notamment dans les territoires d’outre-mer, impose de privilégier des réponses modulables plutôt qu’un modèle unique appliqué partout.
Quatre leviers identifiés par le Beauvau de la sécurité civile
Face à ces constats, les recommandations s’organisent autour de quatre leviers d’action.
- Établir un cadre commun national
Le premier levier consiste à définir une gouvernance lisible, des référentiels techniques partagés et des formats de données standardisés qui permettent l’interopérabilité entre systèmes. Cette harmonisation conditionne l’efficacité de tous les autres chantiers.
- Déployer des outils numériques connectés
Le deuxième levier mise sur le développement de plateformes digitales capables d’accompagner toutes les phases : planification des risques, actions préventives, pilotage des crises en temps réel, etc. L’objectif est de remplacer progressivement les systèmes obsolètes par des solutions modernes et communicantes.
- Soutenir l’innovation au service des SDIS
Cet axe d’amélioration encourage les investissements financiers dans les nouvelles technologies au service des services départementaux d’incendie et de secours ainsi que des collectivités locales. Cet effort doit favoriser l’émergence de solutions éprouvées et « mutualisables ».
- Renforcer la culture du risque
Le quatrième levier, plus transversal, vise à mieux relier les dimensions formation, prévention, analyse post-intervention et communication vers le public, afin de construire une véritable culture collective de préparation aux risques.
Les solutions BatiFire pour répondre aux défis identifiés
Les orientations du Beauvau de la sécurité civile confirment certaines urgences et particulièrement celles de moderniser les outils et de mutualiser les innovations à l’échelle nationale. BatiFire propose deux réponses opérationnelles déjà largement plébiscitées et directement alignées sur ces recommandations.
Module Secours : anticiper et coordonner les interventions
Le module Secours, créé en 2022, reconnu nationalement et adopté par de nombreux SDIS, répond à différents besoins évoqués par le Beauvau :
- Anticiper et planifier les interventions
- Interopérabilité entre les différents acteurs et avec le secteur privé
- Améliorer l’efficacité opérationnelle
Avec cette solution, la coordination est améliorée et le pilotage des interventions est facilité. En effet, l’ensemble des informations nécessaires aux sapeurs-pompiers et à tous les services d’urgence peut être disponible avant l’arrivée sur site : plans d’accès, zones à risques, points d’eau, moyens disponibles, codes d’entrée, etc.
Véritable réponse à un besoin de préplanification, le contenu du module est actualisé en temps réel et consultable à distance de manière sécurisée par tous les acteurs. Alimenté par les collectivités ou les propriétaires de bâtiments, il peut être accessible aux centres de traitement des alertes (CTA), aux centres opérationnels départementaux (CODIS) ou aux équipes en cours d’intervention.
Alors, pourquoi laisser encore chaque territoire développer ses propres outils et dépenser des ressources quand une solution largement éprouvée est déjà en place dans de nombreux départements ?
Dans une logique de mutualisation des bonnes pratiques, le module Secours offre une solution standardisée qui garantit déjà l’interopérabilité entre les SDIS, les industriels, les collectivités et les exploitants privés.
Registre de sécurité numérique : traçabilité et gouvernance par la donnée
Le registre de sécurité dématérialisé de BatiFire s’inscrit dans la double exigence de traçabilité et de gouvernance par la donnée évoquée dans le rapport. L’outil numérique, conçu par BatiFire en2016, centralise l’historique complet des contrôles obligatoires, des vérifications périodiques, des anomalies détectées et des maintenances réalisées sur l’ensemble des équipements de sécurité incendie.
Cette centralisation numérique facilite déjà les échanges avec de nombreux acteurs : exploitants de sites, prestataires de maintenance, organismes de contrôle, représentant des services d’incendie et de secours, préventionnistes. L’outil pourrait facilement servir pour une ouverture plus large à d’autres acteurs comme les préfectures, les SDIS et les compagnies d’assurance.
Grâce au développement API, le registre de sécurité incendie peut rapidement se connecter avec un système tiers de manière fluide. Ainsi, de nombreuses parties prenantes pourraient accéder à des informations numériques pour un très grand nombre d’établissements et ceci en respectant son périmètre d’intervention.
Alors, pourquoi rechercher des outils permettant d’obtenir des données homogènes et partageables alors que le registre de sécurité incendie de BatiFire constitue déjà une base bien implantée ?
Dans une volonté d’améliorer le pilotage, la traçabilité, la gouvernance par les données et les retours d’expérience, le registre de sécurité de BatiFire peut être une base solide et interopérable.
Les conclusions du Beauvau de la sécurité civile ont donc déterminé une feuille de route ambitieuse pour les années à venir dans laquelle BatiFire peut être un acteur engagé. À l’aide d’outils concrets, immédiatement opérationnels, BatiFire peut participer à moderniser la sécurité civile.






