Le plan ÉTARÉ constitue un outil stratégique permettant d’anticiper et d’optimiser l’intervention des services de secours dans des établissements sensibles, dangereux ou particuliers. Un établissement répertorié désigne un site classé « à risques » par les services départementaux d’incendie et de secours (SDIS). Découvrez ce que contient le plan des établissements répertoriés, son cadre réglementaire, et comment le module SECOURS de BatiFire facilite sa gestion et son exploitation en temps réel.
Qu’est-ce qu’un plan ETARÉ ?
Un plan d’établissement répertorié est un outil opérationnel qui recense l’ensemble des informations nécessaires aux sapeurs-pompiers pour intervenir efficacement dans un établissement classé à risques. Il s’agit d’un outil qui aide la prise de décision immédiate et qui guide le raisonnement tactique des premiers intervenants face à des sites complexes, sensibles ou dangereux. Les établissements répertoriés font l’objet de dispositions opérationnelles spécifiques élaborées en fonction de leurs caractéristiques propres.
Objectif des Plans d’Établissements Répertoriés (ETARÉ)
Anticiper et identifier les risques
Pour améliorer l’intervention des secours en cas de sinistre, le recensement des bâtiments présentant une dangerosité particulière s’est imposé comme une nécessité. La problématique peut être liée à plusieurs facteurs :
- La présence de produits toxiques, inflammables ou dangereux
- Un itinéraire d’accès complexe ou des contraintes de circulation
- Un environnement sensible (zones naturelles protégées, zones urbaines denses)
- Un public nombreux ou vulnérable (ERP, établissements de santé)
- Un patrimoine remarquable à préserver
- Des installations techniques spécifiques (data centers, installations SEVESO)
- La dangerosité intrinsèque du site liée à son activité
- La capacité d’accueil du public et les contraintes d’évacuation
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Améliorer la coordination
Un des objectifs est d’avoir un langage commun entre le Commandant des Opérations de Secours (COS) et l’exploitant. En intervention, ce manque de coordination est souvent à l’origine de la confusion. Le plan ÉTARÉ sert à partager un langage commun. Ainsi, les produits, les lieux, les bâtiments portent les mêmes noms pour chacun des acteurs.
De plus, en précisant le rôle de chacun, le plan évite les oublis ou les doublons. Ainsi, il peut définir qui accueille les sapeurs-pompiers, qui prend en charge les coupures d’énergie, etc.
Établir une hiérarchie de la protection
Une meilleure connaissance de ces sites dits « à risques » permet une plus grande efficacité des services de secours et contribue à réduire significativement leur dangerosité. Si un des objectifs prioritaires peut sembler de localiser rapidement les produits sensibles et leurs lieux de stockage pour adapter immédiatement les moyens d’intervention, le COS doit arbitrer ses ressources selon une hiérarchie claire : les personnes, les biens et enfin l’environnement.
Pour les personnes, il peut s’agir d’identifier les zones de rassemblement où se trouvent des personnes à mobilité réduite ou un public nombreux.
Pour les biens, il est important de repérer rapidement les éléments essentiels (serveurs informatiques, archives irremplaçables, biens de haute valeur, etc.)
Pour l’environnement, la priorité peut notamment résider dans le confinement des eaux d’extinction polluées afin d’éviter des dégâts écologiques secondaires
Créer un support d’échange et de communication
Le plan ÉTARÉ sert de document de référence pour expliquer et communiquer sur les mesures et prises de décision. Ainsi, il permet par exemple de comprendre pourquoi un quartier est confiné ou évacué en fonction de certains scénarios. Le maire, les médias et la population peuvent disposer de données précises, factuelles et rassurantes lors d’un incident.
En demandant aux services de secours d’établir ce recensement, les autorités cherchent à faciliter les interventions d’urgence, éviter des incidents graves et protéger les populations en améliorant la réponse opérationnelle des sapeurs-pompiers.
Classification des établissements répertoriés
Un ETARÉ est un établissement jugé sensible par les services d’incendie et de secours, selon des critères de classification qui peuvent varier d’un département à l’autre. La dangerosité du site, la capacité d’accueil du public et la prise en compte de l’évacuation sont autant d’éléments susceptibles de motiver la réalisation d’un plan ÉTARÉ.
La typologie des établissements pouvant faire l’objet d’un plan ÉTARÉ est large et vise à couvrir l’ensemble des risques identifiés sur le territoire. Sans être exhaustive, la liste des principaux établissements concernés peut être présentée ainsi :
- Certains ERP avec locaux à sommeil de 1re catégorie, notamment les ERP de type J (structures d’accueil pour personnes âgées ou handicapées), les ERP de type O (hôtels et pensions de famille), de type U (établissements de soins) et les ERP de type R (établissements d’enseignement avec hébergement).
- Certains ERP de 1re catégorie sans locaux à sommeil, notamment les ERP de types L (salles d’auditions, de conférences, de réunions), les ERP de type S (bibliothèques, centres de documentation), les ERP de type M (magasins de vente, centres commerciaux), les ERP de types T (salles d’exposition), de type X (établissements sportifs couverts), de type Y (musées) et CTS (chapiteaux, tentes et structures).
- Certains ERP de type GA (gares accessibles au public).
- Des immeubles de grande hauteur (IGH) ou les bâtiments d’habitation de plus de 50 mètres.
- Des ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement) soumises à autorisation avec seuil HRI (haut risque incendie) ou HRC (haut risque chimique).
- Des établissements représentant une valeur patrimoniale locale importante, comme les monuments historiques ou certains sites culturels remarquables.
- Des établissements soumis aux dispositions ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile) ou certains sites particuliers nécessitant une coordination spécifique des secours.
- Certaines infrastructures de circulation ou de transport, comme les tunnels routiers ou ferroviaires, les canalisations de transport de matières dangereuses ou certains ouvrages d’art stratégiques.
Cette liste n’est pas exhaustive. Tout établissement ne figurant pas dans cette classification peut également faire l’objet d’un plan ÉTARÉ, sur demande de l’autorité communale ou décision du SDIS. La décision est prise en fonction de l’analyse locale des risques et des enjeux de sécurité civile.
Qui se charge d’établir le dossier des établissements répertoriés ?
La réalisation du dossier est confiée aux SIS (Services d’Incendie et de Secours) en collaboration étroite avec les exploitants des établissements. Chaque département peut décider de répertorier les sites en fonction de critères propres que le SIS doit identifier et classifier.
L’analyse de chaque site est confiée à des sapeurs-pompiers disposant d’une solide expérience opérationnelle et spécialement formés à cette mission : les prévisionnistes (ou référents ÉTARÉ). Ces spécialistes effectuent des visites approfondies, conduisent des entretiens avec les exploitants et élaborent les documents opérationnels adaptés aux spécificités de chaque établissement.
De son côté, l’exploitant doit fournir tous les plans et documents nécessaires comme les études de danger, les notices de sécurité, etc.
Ce que contient le plan ETARÉ
Le dossier établi en collaboration avec l’exploitant doit faire une description précise des risques et des mesures de prévention mise en place. Tous les moyens de protection et de prévention doivent être recensés. Les différents scénarios d’incidents éventuels doivent être évoqués et analysés pour en déduire un plan. Celui-ci facilite les prises de décision du commandant des opérations de secours (COS) et lui permet de faire face à toutes les situations.
Si ce plan le nécessite, d’autres acteurs doivent pouvoir apporter leur collaboration : autorités compétentes, sapeurs-pompiers locaux, conseillers dédiés, etc.
Pour tous les produits dangereux présents sur le site, les informations suivantes sont obligatoires :
- Le nom commercial et la nature chimique du produit
- Les dangers potentiels et risques inhérents (FDS Fiches de Données de Sécurité)
- Le code couleur de dangerosité selon la classification SGH (Système Général Harmonisé)
- Les pictogrammes de danger et mentions d’avertissement
- Le mode et les conditions de stockage (température, compatibilité, contenant)
- Le lieu de stockage précis (bâtiment, niveau, zone)
- Les quantités stockées (maximales et moyennes)
- Les moyens d’extinction adaptés et contre-indications
- Toutes les informations utiles aux services de secours (numéros d’urgence toxicologique, procédures de confinement)
Le contenu du plan ÉTARÉ est généralement divisé en plusieurs parties comprenant au minimum la carte d’identité du site, l’analyse des risques et scénarios, les informations cartographiques, les réseaux, les moyens de secours et les fiches d’organisation.
La carte d’identité de l’établissement répertorié
Le principe du plan ÉTARÉ est donc de fournir les éléments opérationnels utiles pour faciliter une intervention d’urgence efficace. Il doit par exemple permettre de localiser rapidement tous les points stratégiques : les points d’eau, les accès, les zones à risques ou à protéger en priorité, les étages, les entrepôts, les organes de coupure des énergies, etc.
La carte d’identité regroupe les informations qui permettent de dimensionner les moyens dès le déclenchement de l’alerte. Elle regroupe les données administratives (nom, raison sociale), les coordonnées des responsables (accessibles 24h/24) et l’activité de l’exploitation.
La fiche signalétique contient l’effectif maximal de l’établissement (public et employés) et précise la présence d’un public spécifique (personnes âgées ou hospitalisées, enfants, etc.). Les horaires sont également indiqués afin de connaître l’effectif présent et de savoir rapidement si le site est vide ou en pleine activité au moment de l’intervention.
Analyse des scénarios d’incidents
Les dangers sont identifiés et listés avec notamment le recensement des produits dangereux, les zones sous pressions ou les risques liés à la structure du bâtiment (panneaux photovoltaïques, toit fragile, etc.).
Pour chaque risque majeur, des scénarios sont imaginés allant du plus probable au plus impactant. C’est par exemple l’hypothèse de la simple explosion d’une cuve de gaz et d'éventuels effets dominos sur les bâtiments environnants.
Les différents scénarios d’incidents éventuels doivent être évoqués et analysés pour en déduire un plan d’action opérationnel comprenant en particulier les réflexes à adopter et les moyens à mettre en œuvre.
Cette analyse facilite les prises de décision du Commandant des Opérations de Secours (COS) et lui permet de faire face à toutes les situations avec un processus clair.
Si le plan le nécessite, d’autres acteurs doivent pouvoir apporter leur collaboration : autorités compétentes, sapeurs-pompiers spécialisés (CMIC pour les risques chimiques, GRIMP pour le secours en hauteur), conseillers techniques (CASU pour les risques industriels), services de police ou gendarmerie, services de santé, cellule ORSEC, etc.
Éléments cartographiques et itinéraires
Une cartographie normalisée avec les itinéraires est au cœur du plan d’intervention. Elle comprend au minimum les éléments suivants.
Un plan de situation : une vue à l’échelle et large montrant l’établissement dans son environnement (proximité d’écoles, de cours d’eau ou de voies ferrées).
Un plan de masse avec une vue aérienne du site détaillant les zones de stockage, les locaux à risques particuliers et les points d’accès (clôtures, portails, barrières) avec leurs dimensions. C’est sur ce plan que sont identifiées clairement les zones à atteindre en priorité, comme les locaux à risques, les refuges ou les installations critiques. La présence d'amiante est également indiquée et matérialisée sur le plan.
Les itinéraires accessibles aux engins lourds ou encombrants (camions de pompiers, échelles) et le point d’accueil des secours (PAS).
Les moyens de secours et les réseaux
Cette partie concerne tout ce qui peut contribuer à éteindre l’incendie ou à l’aggraver.
Localisation des points d’eau incendie, des colonnes sèches/humides et des réserves d’eau (piscines, bâches souples) avec les débits et les pressions.
L’emplacement des organes de coupure comme les vannes de gaz, les disjoncteurs principaux ou même les vannes de barrage des effluents afin d’éviter les eaux polluées se déversent dans les égouts.
La localisation des systèmes fixes comme les sprinklers, le désenfumage, le système de sécurité incendie (SSI), etc.
Les informations organisationnelles
Il s’agit généralement de fiches pratiques ou fiches réflexes qui expliquent les actions immédiates sous une forme épurée et synthétique. Elles concernent à la fois les premiers intervenants et l’exploitant.
Ainsi, un scénario qui prévoit une fuite d’un produit chimique volatil et dangereux propose des actions simultanées : établir un périmètre de sécurité de x mètres, engager l’équipe spécialisée dans les risques chimiques, confiner la population, etc.
Du côté de l’exploitant, la fiche recense les actions prioritaires à mener avant l’arrivée des secours (comptage du personnel, arrêt des machines, mise en sécurité des process).
Validation du plan ETARÉ et évaluation opérationnelle
Dès que le plan est élaboré, il doit subir une série de vérifications dans le but de valider les informations et les réponses apportées aux différents scénarios. Cette étape fait intervenir aussi bien les services d’incendie et de secours que l’exploitant.
Le plan ÉTARÉ ne peut répondre aux objectifs définis qu’après une évaluation opérationnelle réalisée au cours d’exercices permettant de tester, de valider ou de modifier les tactiques opérationnelles. Un exercice spécifique doit concerner chaque scénario identifié.
Les exercices sur le terrain permettent de :
- Évaluer la mise en œuvre des moyens de secours prévus
- Vérifier le fonctionnement des moyens internes à l’établissement (détection, alarme, sprinklers, évacuation)
- Tester les temps d’intervention et d’accès aux zones critiques
- Valider la pertinence des tactiques proposées
- Former le personnel de l’établissement aux procédures d’urgence
Ces exercices déterminent ainsi la validité opérationnelle du plan et peuvent conduire à des ajustements.
Mise à jour des plans ÉTARÉ et délai de révision
Actualisation du plan
La pérennité et l’efficacité d’un plan ÉTARÉ reposent sur sa capacité à rester à jour. Les mises à jour des plans ETARÉ sont réalisées dans les cas suivants :
- Actualisation des scénarios due à la modification des installations de l’établissement ou des moyens de secours
- Modification d’éléments extérieurs impactant les plans
- Modification des caractéristiques de l’établissement (travaux, extension, changement d’activité)
- Actualisation de la démarche tactique de l’intervention à la suite d’un retour d’expérience (intervention réelle, exercice, évolution doctrinale)
C’est à l’exploitant qu’incombe l’obligation d’informer le centre d’incendie et de secours de ces modifications. D’où l’importance d’établir une étroite collaboration et de fournir des moyens de communication simples et fiables.
Par la suite, c’est le centre d’incendie et de secours rédacteur du plan ETARÉ qui doit se charger de sa mise à jour et de l’information du personnel opérationnel (diffusion du plan ETARÉ actualisé).
Délai de révision du plan ÉTARÉ
En l’absence d’informations sur l’évolution des établissements, le service d’incendie et de secours doit engager lui-même une mise à jour du plan ETARÉ dans un délai de 5 ans maximum. Cette révision quinquennale garantit que les informations restent fiables même si l’exploitant n’a pas signalé de modifications.
Les Plans d’Établissements Répertoriés : une sécurité renforcée
En facilitant, en anticipant et en optimisant l’intervention des secours, le plan ÉTARÉ renforce la sécurité à plusieurs niveaux.
Pour les occupants et les riverains, il contribue à réduire les risques d’incidents graves, à mieux organiser l’évacuation et à renforcer la protection des personnes vulnérables. Il participe aussi à une meilleure perception des dispositifs de sécurité en place.
Pour l’exploitant, l’outil permet de limiter l’impact d’un incident sur le bâtiment et l’activité, de réduire les pertes d’exploitation.
Le plan ÉTARÉ joue aussi un rôle dans la protection de l’environnement, en aidant à prévenir les pollutions accidentelles, à mieux protéger les milieux sensibles et à encadrer la gestion des eaux d’extinction.
Enfin, il améliore l’efficacité des services de secours en facilitant l’adaptation des moyens engagés, en renforçant la sécurité des sapeurs-pompiers et en raccourcissant le temps de prise de décision, notamment pour le commandant des opérations de secours, ou COS.
Les employés comme les acteurs locaux sont ainsi davantage sensibilisés aux situations d’urgence grâce aux exercices réguliers, ce qui améliore la réactivité collective. La prise en compte claire de la dangerosité potentielle du site renforce, par ailleurs, la confiance de l’ensemble des parties prenantes.
Plan ETARÉ : une aide à la décision disponible sur BatiFire
La présentation du plan ETARÉ doit permettre une prise d’information rapide pour accélérer le temps d’intervention. Les dossiers et documents créés doivent être visuels et concis pour une lecture optimisée en situation d’urgence, y compris dans des conditions de stress et de visibilité réduite.
La formule idéale voudrait que chaque équipe d’intervention puisse avoir connaissance de toutes les informations utiles du dossier avant l’arrivée sur le site. C’est précisément ce que permet l’application “BatiFire Ops” de BatiFire, une solution déjà adoptée par plusieurs dizaines de SIS en France.
BATIFIRE OPS : la digitalisation au service de l’efficacité opérationnelle
Disponible gratuitement pour les SIS et autres forces de sécurité et de secours français, BatiFire Ops est une solution numérique innovante qui offre la possibilité aux sapeurs-pompiers de prendre connaissance de tous les éléments importants d’un site dès la caserne, sur le trajet ou directement à la lecture d’un QR Code apposé sur le bâtiment. Ainsi, le plan ÉTARÉ peut être hébergé sur cette application. Les exploitants renseignent eux-mêmes les informations dans le module secours de BatiFire.
Jusqu’à aujourd’hui, la gestion et l’exploitation du plan ÉTARÉ se faisaient principalement au format papier, avec les difficultés évidentes d’accès, de mise à jour, de diffusion et de consultation au cours d’une opération. Grâce à BatiFire Ops, tout devient plus simple, plus rapide et plus fiable.
Fonctionnalités et avantages du dispositif
Pour les sapeurs-pompiers et les services de secours en général, le module propose des fonctionnalités adaptées :
- Accès instantané et sécurisé sur tablette ou smartphone
- Consultation hors ligne
- Visualisation enrichie avec des plans et des vues en 3D
- Mode QR code pour un accès rapide par scan sur site
- Comptes dédiés
- Autorisation d’accès limitée aux intervenants agréés
- Mise à jour en temps réel des informations critiques
- Protocoles d’accès spécifiques pour les ERP à risques ou ICPE
- Accès aux fiches de sécurité (FDS)
- Signalisation des risques particuliers et volumes de produits dangereux
Il est donc possible d’héberger le plan ÉTARÉ d’un bâtiment et tous ses détails sur BatiFire Ops
Pour les exploitants, en plus d’améliorer la protection du bâtiment, le module secours gratuit offre de nombreux avantages :
- Mise à disposition sécurisée d’informations essentielles pour la sécurité du bâtiment
- Communication aux SIS des éventuelles modifications
- Diminution de l’impact d’un éventuel incident
- Possibilité de proposer un plan d’intervention même en l’absence de plan ÉTARÉ
La mise à jour, l’élaboration et la consultation peuvent se faire en temps réel avec la collaboration de l’exploitant, ce qui améliore grandement la sécurité de tous et l’efficacité des sapeurs-pompiers. Avec un accès gratuit, sécurisé et protégé, BatiFire Ops connecté au module secours garantit que les équipes disposent toujours des données les plus récentes et les plus fiables, éliminant ainsi les délais entre la modification d’une installation et sa prise en compte dans le plan ÉTARÉ.
Les plans d’établissements répertoriés constituent donc un élément essentiel de la stratégie de prévention et d’intervention des services de secours. Si l’on veut combiner le travail des SIS avec la puissance numérique du module SECOURS couplé à BatiFire Ops, on obtient un plan ÉTARÉ encore plus efficace au service de tous.
Que vous soyez exploitant d’un établissement classé à risques ou un membre des services de secours cherchant à optimiser vos interventions, ce dispositif vous accompagne pour améliorer l’efficacité de cet outil opérationnel. Demandez une démonstration.
Questions fréquentes (FAQ)
Qu’est-ce qu’un plan ÉTARÉ ?
Un outil opérationnel qui guide les sapeurs-pompiers lors d’interventions dans des sites à risques en créant des procédures adaptées à tous les scénarios.
Quels établissements sont concernés ?
Certains ERP de 1ère catégorie, les IGH, les ICPE, des sites patrimoniaux, des infrastructures ORSEC et certains ouvrages stratégiques. La décision finale revient au SIS.
Qui élabore le plan ÉTARÉ ?
Les prévisionnistes des SIS, en collaboration avec l’exploitant qui fournit plans et études.
Que contient le plan ?
La carte d’identité du site, les scénarios d’incidents, les plans d’accès, la localisation des zones importantes, l’emplacement des réseaux et organes de coupure, les moyens de secours et les fiches organisationnelles.
Comment est validé le plan ÉTARÉ ?
Par des exercices terrain testant chaque scénario pour vérifier les moyens, les tactiques et le temps d’intervention avant ajustement final.
Quelle fréquence de mise à jour ?
À chaque modification significative signalée par l’exploitant, sinon lors d’une révision obligatoire tous les 5 ans.
Comment BatiFire facilite-t-il la gestion ?
Accès instantané sur mobile/tablette, consultation hors ligne, mises à jour en temps réel et QR codes sur site. Gratuit pour tous.
Un exploitant peut-il créer son propre plan d’intervention ?
Oui, même sans plan ÉTARÉ officiel, BatiFire permet de créer et partager un plan d’intervention avec les SIS.






